Adrien le vulnérable

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samedi 31 mai 2008

Produire et se produire

Produire comme un "se produire". Cette relation me semble aujourd'hui absolument essentielle à rappeler.
La désaffection du travail, qui touche de plus en plus les personnes, avec parfois des conséquences psychiques importantes, n'est pas à mon avis une désaffection au travail, mais une désaffection à l'emploi, à l'assujettissement non créatif.
C'est ceci qui est vécu surtout comme alimentaire, comme expérience sociale nécessaire, comme survie, comme fatalité, mais sans lien direct avec ses propres en(vie)s et à l'utilité sociale.

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dimanche 15 avril 2007

De l'Être au désêtre, du désêtre à l'Être-là : une traversée du désert

Mes frères et sœurs d'humanité

à l'occasion de Pessah, je vous propose une méditation doublée d'une fable, intitulée "De l'Être au désêtre, du désêtre à l'Être-là : une traversée du désert".

J'ai la chance de faire rencontre avec le judaïsme, à la fois dans son éthique et dans sa pratique, dans un environnement intellectuel et spirituel particulièrement propice à la réflexion et au ressenti.

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dimanche 16 juillet 2006

Bernard de Clairvaux : humilité contre antisémitisme

Samedi 15 juillet 2006. Je lis le n. 3131 de « Les Essentiels », le supplément à l'hebdomadaire « La Vie » du 1er septembre 2005
Max Gallo nous présente l’exigence radicale de Bernard de Clairvaux (1090-1174), le fondateur des Cisterciens.

Je ne parlerai pas du personnage (si vous voulez le connaître allez ici) mais de sa prise de position vis-à-vis des Juifs, courageuse et assez unique pour l’époque et de sa pensée sur l’humilité.

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dimanche 4 juin 2006

La méditation du dimanche

C’est significatif comment l’urgence de l’être ensemble soit maintenant devenue presque une cause nationale.

Il est vrai que nous sommes aujourd’hui en mesure de savoir ce qu’un narcissisme exacerbé, une déliquescence du lien social, un rôle du père mis à mal, l’exaltation de la force et de la réussite à tout prix, donnent en terme de « dureté du monde ».

Cercle vicieux où le « moi d’abord », modalité vécue comme la seule pouvant nous protéger du danger et de la confusion extérieure, est lui-même la cause de ce durcissement, de tout communautarisme, de cette mise en danger du projet républicain français et européen, issus directement des Lumières.

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mercredi 12 avril 2006

Agnus Dei qui dona nobis ( note écrite le 25 mars 2005)

Le week-end de Pâques me donne l'occasion de parler d'une fête que juifs et chrétiens ont en commun, sans en partager les significations. Sortie d'Égypte pour les uns, résurrection du Christ pour les autres, il y a néanmoins un animal sacrificiel qui les réunit, l'agneau.

C'est le sang de l'agneau mâle sacrifié par chaque famille juive captive en Égypte qui, badigeonné sur chaque porte, indique à l'Ange Exterminateur de laisser vivre les premiers nés juifs et faire son oeuvre sur les premier nés égyptiens.

Cet agneau devient dans la théologie chrétienne la figure même du Christ, Brebis de Dieu, amené à la conduite du troupeau mais aussi à se sacrifier pour lui.

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mercredi 5 avril 2006

Les bébés ont de l'ambition.



La BNP Paribas, première banque française et quatrième européenne, recherche des contrats de professionnalisation à durée déterminée. Elle engage dont des jeunes gens "qui en veulent".

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mercredi 22 février 2006

Riche comme un juif, sale comme un arabe.... et con comme un balai !

Appliquer des étiquettes, penser par clichés, tue !

Le malheureux Ilan, son indicible calvaire en témoignent, aujourd'hui comme il y a plus de 60 ans. La haine des Juifs est féroce et tenace.
Je suis convaincu qu'il y a une différence substantielle entre racisme "ordinaire" et antisémitisme, et que c'est une erreur de croire que tous les racismes s'équivalent, dans leur genèse et dans leur pratique.

Il y a néanmoins une souche commune : la bêtise. La bêtise qui conduit à prendre la partie pour le tout, l'exception pour le général, un moment de l'histoire pour l'éternité. La bêtise qui resserre l'espace-temps pour le définir une fois pour toutes avec des clichés.

Pour s'en sortir, il nous faut transformer nos clichés : pauvre comme un juif, propre comme un arabe... .

Et le balai ? Il reste con certes, mais moins qu'un raciste !

lundi 13 février 2006

Auchan de la violence il y a toujours un Monoprix à payer

Deux informations et un lien à faire entre elles

Aujourd'hui sur Le Monde.fr, un article nous rappelle (c'est comme cela depuis deux / trois ans) que la délinquance baisse partout, sauf dans les violences faites aux personnes. Cette fois-ci ce ne sont pas les statistiques de la police, mais d'une instance élargie, crée en 2003 par le Ministère de l'Intérieur : l'Observatoire National de la Délinquance.

Dans son premier rapport l'OND confirme la hausse des violences contre les personnes : + 6,60 % sur douze mois, parmi une délinquance générale en baisse de 1,08 % pendant la même période.

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jeudi 19 janvier 2006

Auditions très vulnérables

Ce sont, biens sûr, les auditions des innocents d'Outreau.
Des vies brisées par une machine qui s'en fout totalement de la presomption d'innocence.
A écouter ces témoignages on comprends que cela peut arriver à n'importe qui, et que quand cela arrive et que la machine judiciaire se met en route contre vous, elle vous broye. Un point c'est tout !

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jeudi 17 novembre 2005

Outreau, la débandade continue

"Chère soeur, je viens d'avoir ta lettre qui m'a fait plaisir. [...] Tu sais mercredi, comme je suis reparti, j'ai pleuré tout le long de la route. J'étais heureux que vous ne me laissiez pas tomber. Me revoilà, seul, en cellule, sans rien. J'attends un mandat pour pouvoir prendre la télé. [...] Lydia, comme tu vas venir, rapporte-moi à manger car ici ce n'est pas bon. Tu sais, avec la prison, je ne suis plus le même, vous avez dû le voir. Allez voir le juge pour le permis [de visite, NDLR] des enfants. Ici, ils me bourrent de cachets car ils ont peur que je mette fin à mes jours car maintenant je n'ai plus rien à perdre, s'ils ne me redonnent pas ma liberté, je ne tiendrai jamais dix ans pour une histoire que j'ai jamais fait de ma vie. [...] Ton frère qui vous aime.

Extrait d'un courrier du 29 avril 2002 adressé à sa soeur par François Mourmand, accusé (à tort) d'Outreau, suicide lors de sa détention provisoire après une surdose médicamenteuse.

*****

"Jean-Luc Viaux a ensuite reconnu avoir recopié pour les quatre enfants qu'il a entendu les mêmes conclusions, au mot près et à la faute de frappe près. "Sont (sic) témoignage reste mesuré", lit-on dans son rapport à quatre reprises.
Dans les couloirs, l'expert, furieux, s'est justifié en invoquant des raisons financières : "Quand on paie des experts aux tarifs d'une femme de ménage, on a des expertises de femme de ménage."


Le Monde, 17 novembre 2005

Le procès en appel de l'affaire d'Outreau confirme l'emballement de la machine judiciaire devant la parole de l'enfant. Voilà encore deux mineurs avouer que le prêtre Dominique Weil ne leur avait rien fait. Aujourd'hui ils sont capables d'avouer d'avoir dit "comme les copains"ou par ce que "ils avaient peur de se faire disputer par les policiers s'ils ne disaient pas ce que ils voulaient bien entendre".

Pas entendue pendant longtemps, sacralisée ensuite, la première victime de ce procès est bien la parole fragile de l'enfant.
Comment la recueillir, dans une société du vraisemblable ? Dans une société spectacle et de la représentation narcissique où la mythomanie permet le passage à la télé, s'affiche avec désivolture dans les blogs, semble être la règle plus que l'exception dans les tchat ?

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jeudi 7 juillet 2005

Remerciements

Aujourd'hui, j'ai à dire un double merci !

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dimanche 26 juin 2005

Fiertés narcissiques

Le samedi 25, à Paris, 300 000 personnes (700 000 pour les organisateurs), ont défilé pour la "Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans".
Leur principale révendications : une loi pour le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, au nom des "mêmes droit que les autres couples".

Je suis troublé par l'utilisation du mot droit, appliqué à l'homoparentalité.

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jeudi 2 juin 2005

La France vulnérable (2)

Et voilà !

Les sondages sur les raisons principales du NON Francais confirment ce que l'on savait déjà. Un vote protestataire, un vote de méfiance, pas vraiment un vote contre la costitution Européenne, mais contre la mondialisation et ses fantasmes.

Le sondage du Monde.fr, publié le 30 mai, donne à 46 % "Ce traité aggrave la situation du chomage en France" et à 40 % "Je veux exprimer mon ras-le-bol vis-à-vis de la situation actuelle.

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lundi 30 mai 2005

La France vulnérable

"Si le non l'emporte, il resterait pour l'Histoire, un signal. Celui d'abord de l'affaiblissement de la France elle-même : elle sera désormais moins bien placée pour dire ce que doit être l'Europe." Serge Colombani - Le Monde 26 mai 2005

"Ce sont des cris de douleur, de peur, d'angoisse et de colère que l'électorat de gauche a poussés dans les urnes, à l'occasion du référendum, face à la course folle du monde et face à l'incurie des hommes qui nous dirigent depuis plus de deux décennies." Serge July - Liberation 30 mai 2005

Voilà, la France sans courage, rébelle mais sans idées, demandeuse d'un retour à un impossible Eldorado social, peuple de droite et de gauche, a parlé !

J'ai honte de ce type d'exception française, pour cette vulnérabilité égoïste faite de peur et de nombrilisme.

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mercredi 20 avril 2005

Les mondes de la Dette

La mère amène l’enfant au monde de la Dette. Dimension fondamentale de la socialité, la dette est d’abord vécue comme faute inaliénable. Elle est d’abord associée à la différenciation de l’enfant vis-à-vis de la mère

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