Finalement, la dame acquiesce, puis elle part. La conversation n'a pas échappée à la personne à l'accueil, qui me lance un « Félicitations, Monsieur ! »

Je cherche un petit cadeau à faire à ma petite nièce (5 ans et demi), et je dis : « Vous ne vendez plus vos petits cadeaux en bois ? »
Il répond « Oui, regardez ! »
Effectivement, les objets avaient juste changé de place : stylos, crayons, boites à dents, figurines et tampon de bois aux prix très abordables.
Une discussion s'en suit suite à mes doute de fabrication. L'employé me rassure : non non, c'est une filiale de la Banque Postale qui fait fabriquer et achète. C'est fait en Chine, mais pas par des enfants !
Je décide de prendre le « Tampon Pinocchio » à 2euros 25.
Je vais pour payer, mais là l'employé me dit : « Je vous l'offre ! »
Je suis surpris (c'est quand même la Poste, je ne m'attends pas à cette souplesse. « Vous pouvez le faire ? ».
Il répond : « Vous savez. Il y a des lignes comptables pour tout ! » Puis il me lance, visiblement fier : « Ça, une machine ne pourrait pas le faire ! »

Je lui serre la main et je repars, avec ce cadeau lié à la reconnaissance de la priorité des humains sur la machine et toujours plus convaincu que notre seule urgentissime urgence est celle de réhabiliter gentillesse et reconnaissance réciproque, cet "après vous (Madame / Monsieur)" si désuet et si essentiel.