Trouver sa place...
Par Un vulnérable, jeudi 28 septembre 2006 à 16:12 :: Le lien rexistant :: #196 :: rss
Mon ancien collègue à Algora, Frédéric Haeuw, signe un excellent édito sur le site de l'association pour la modernisation de la formation, dépendant du Ministère du Travail.
En partant d'une partie du discours Vincent Merle, professeur au CNAM, lors de son audition publique avril 2006 par le comité mondial pour l’éducation, la formation et les apprentissages tout au long de la vie, il stigmatise les trop faciles amalgames entre « carences en savoirs de base » et « idiotie », dont s'approprient les idéologues de la fracture cognitive et de la nécessaire "formation tout au long de la vie".
En partant d'une partie du discours Vincent Merle, professeur au CNAM, lors de son audition publique avril 2006 par le comité mondial pour l’éducation, la formation et les apprentissages tout au long de la vie, il stigmatise les trop faciles amalgames entre « carences en savoirs de base » et « idiotie », dont s'approprient les idéologues de la fracture cognitive et de la nécessaire "formation tout au long de la vie".
Nous rappelant que :
Que dire bonjour à ses voisins, s'enquièter de la petite vieille du 2e étage, savoir créer des relations "humaines", aller vers l'autre, sont aussi des compétences essentielles de la formation tout au long de la vie (c'est à dire du processus d'hominisation et d'adultisation") et que, de ce point de vue, les idiots et les exclus ne sont pas forcement ceux qui ne maîtrisent pas les TIC.
Tout l'enjeu de la modernité est de faire tenir à l'intérieur d'un projet politique cohérent les évolutions positives de la relation à l'autre et les évolutions technologiques visant la relation à distance et le développement de nouvelles "Hypomnemata" (très ancien mot grec, commenté par Michel Foucault dans le texte "L’écriture de soi", qui désigne les supports de mémoire artificielle).
Pour l'anecdote, j'ai appelé Frédéric pour le féliciter de son éditorial et il m'a dit qu'il avait pensé à moi en l'écrivant. Cela m'a touché d'être présent dans la mémoire de mes amis et mes connaissances, à des moments particulier de leur écriture ou action "rexistante".
C'est pour moi l'une des preuve que le tout petit que je suis a parfois des effets "papillon" dans la sensibilité des êtres.
Pour lire l'éditorial sur le site d'Algora, c'est par là.
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"Réaliser un ouvrage de maçonnerie, s’adonner à des travaux de peinture, entretenir sa voiture, cultiver son jardin, lire, jouer au football, discuter avec ses voisins, pour ne citer que quelques exemples, ne requièrent ni maîtrise des pourcentages, ni effort de conceptualisation, mais plutôt une habileté, des tours de mains, une expérience, du savoir-vivre, un savoir communiquer.
A cet égard, plutôt que de considérer la non-maîtrise des technologies nouvelles de communication telle que le t’chat, comme un manque à combler, interrogeons-nous sur la carence initiale à communiquer « naturellement » que ces technologies révèlent parfois, pour peu que l’on analyse les messages échangés !
Par ailleurs, le discours dominant sur les TIC et le niveau d’abstraction qu’elles supposent, occulte le fait que pour de nombreuses activités, leur usage reste une alternative."
Que dire bonjour à ses voisins, s'enquièter de la petite vieille du 2e étage, savoir créer des relations "humaines", aller vers l'autre, sont aussi des compétences essentielles de la formation tout au long de la vie (c'est à dire du processus d'hominisation et d'adultisation") et que, de ce point de vue, les idiots et les exclus ne sont pas forcement ceux qui ne maîtrisent pas les TIC.
Tout l'enjeu de la modernité est de faire tenir à l'intérieur d'un projet politique cohérent les évolutions positives de la relation à l'autre et les évolutions technologiques visant la relation à distance et le développement de nouvelles "Hypomnemata" (très ancien mot grec, commenté par Michel Foucault dans le texte "L’écriture de soi", qui désigne les supports de mémoire artificielle).
Pour l'anecdote, j'ai appelé Frédéric pour le féliciter de son éditorial et il m'a dit qu'il avait pensé à moi en l'écrivant. Cela m'a touché d'être présent dans la mémoire de mes amis et mes connaissances, à des moments particulier de leur écriture ou action "rexistante".
C'est pour moi l'une des preuve que le tout petit que je suis a parfois des effets "papillon" dans la sensibilité des êtres.
Pour lire l'éditorial sur le site d'Algora, c'est par là.
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