Fouteeeez moiiiii la paixxxx !!!
Par Un vulnérable, vendredi 18 août 2006 à 17:43 :: Une vie vulnérable :: #192 :: rss
Lundi 14 août, Monoprix de la rue Gambetta.
Je suis en train de faire mes courses. À mes côtés, un homme, la cinquantaine, demande à une femme d'à peu près le même âge "Pardon madame, vous savez où je peux trouver le thé ?
Réaction de la dame : "Qu'est ce que j'en sais moi, je ne travaille pas ici ! Cherchez quelqu'un de Monoprix" .
Visiblement énervée, elle lève la voix et elle réitère : "Je ne suis pas employée à Monoprix, qu'est qu'il me demande à moi ? Allez voir quelqu'un de Monoprix !".
Je suis en train de faire mes courses. À mes côtés, un homme, la cinquantaine, demande à une femme d'à peu près le même âge "Pardon madame, vous savez où je peux trouver le thé ?
Réaction de la dame : "Qu'est ce que j'en sais moi, je ne travaille pas ici ! Cherchez quelqu'un de Monoprix" .
Visiblement énervée, elle lève la voix et elle réitère : "Je ne suis pas employée à Monoprix, qu'est qu'il me demande à moi ? Allez voir quelqu'un de Monoprix !".
Le monsieur est resté figé sur place. Je vais donc le voir pour ne pas le laisser dans cette situation d'avoir été agressé rien que pour une question !
"Bonjour, Monsieur, que cherchez-vous ?
"Je cherche du thé, depuis qu'ils ont tout changé ici..."
"Bah, ça ne doit pas être difficile, c'est avec le petit-déjeuner, on va lire les panneaux en haut !"
J'accompagne cette personne deux rayons plus loin, pour ses heureuses retrouvailles avec les sachets de thé… et je me tâte.
Je fais quoi, je vais la voir la dame ou pas ? Bon à la limite je risque quoi, qu'elle m'engueule à moi aussi... allez, allons-y.
Respire Adrien, sourire et... "Bonjour, Madame, j'ai été surpris de votre façon de répondre au monsieur".
Visiblement elle ne s'attendait pas que quelqu'un vienne la voir pour ceci.
C'est sûr que dans un pays où personne n'appelle un contrôleur dans un train, ni utilise son portable pour appeler la police, pendant qu'une jeune fille se fait violer dans un wagon, il n' y a que les fous ou les allumés de la conscience qui pensent qu'ils ont encore un devoir d'ingérance civique.
Elle me répond donc, gênée "Je ne travaille pas à Monoprix moi !"
Je lui dis "Oui, mais ceci peut arriver d'être un peu perdus et de demander autour de nous. On a pas besoin de dire "Je ne sais pas" de façon aussi agressive".
La dame commence à s'excuser… elle va réitérer le long de la conversation "Je m'excuse pour le monsieur", quelque peu prise par la culpabilité.
"Je ne voulais pas l'agresser. Moi aussi je fais mes courses et cherche aussi, me dit en me montrant pour preuve sa liste des courses !
Je passe donc à l'argument suivant.
Je lui dis qu'il nous arrive à tous de réagir maladroitement, de remballer les personnes, pris par nos pensées, par nos habitudes… mais que c'est important de faire attention car l'agressivité crée la frustration qui crée l'agressivité et ainsi de suite… je dis ceci toujours en souriant, en essayant de ressentir cette dame, ses peurs, ses difficultés à vivre… à dire.
"La vie est de plus en plus dure, alors ça nous arrive de dire les choses de façon inappropriée, l'important est d'en prendre conscience et s'améliorer."
Puis je m'en vais.
Je sais néanmoins que je ne suis pas encore dans l'amour, dans la confiance en son pouvoir.
Mon histoire ancienne et récente fait encore rempart à cette confiance absolue, à cette énergie du lien premier que les saints et les sages possèdent pleinement.
Moi, je sais que cela existe, je le ressens, j'y baigne de temps à autre, mais le laisser passer en moi, me laisser agir par lui… c'est autre chose.
Je suis à côté, juste assez proche pour en exprimer quelques effets, mais à travers des acquis cognitifs, comme on dit.
Des techniques de communication, une confiance plus sur mes acquis de premier de la classe que sur ma générosité de cœur.
J'utilise surtout mes capacités à la parole, et la manipulation pédagogique… et cela ne met pas vraiment à distance mes peurs.
Je n'aurais sûrement pas ose aborder un gros musclé… mais la dame de cinquante piges oui !
Et alors Adrien ?
Alors rien, je vais accepter tout ceci. Mes capacités, mes incapacités, ma grandeur et ma misère.
Le reste est de l'ordre de la Grâce... ça vient ça ne vient pas… je reste ouvert... dès fois que...
"Bonjour, Monsieur, que cherchez-vous ?
"Je cherche du thé, depuis qu'ils ont tout changé ici..."
"Bah, ça ne doit pas être difficile, c'est avec le petit-déjeuner, on va lire les panneaux en haut !"
J'accompagne cette personne deux rayons plus loin, pour ses heureuses retrouvailles avec les sachets de thé… et je me tâte.
Je fais quoi, je vais la voir la dame ou pas ? Bon à la limite je risque quoi, qu'elle m'engueule à moi aussi... allez, allons-y.
Respire Adrien, sourire et... "Bonjour, Madame, j'ai été surpris de votre façon de répondre au monsieur".
Visiblement elle ne s'attendait pas que quelqu'un vienne la voir pour ceci.
C'est sûr que dans un pays où personne n'appelle un contrôleur dans un train, ni utilise son portable pour appeler la police, pendant qu'une jeune fille se fait violer dans un wagon, il n' y a que les fous ou les allumés de la conscience qui pensent qu'ils ont encore un devoir d'ingérance civique.
Elle me répond donc, gênée "Je ne travaille pas à Monoprix moi !"
Je lui dis "Oui, mais ceci peut arriver d'être un peu perdus et de demander autour de nous. On a pas besoin de dire "Je ne sais pas" de façon aussi agressive".
La dame commence à s'excuser… elle va réitérer le long de la conversation "Je m'excuse pour le monsieur", quelque peu prise par la culpabilité.
"Je ne voulais pas l'agresser. Moi aussi je fais mes courses et cherche aussi, me dit en me montrant pour preuve sa liste des courses !
Je passe donc à l'argument suivant.
Je lui dis qu'il nous arrive à tous de réagir maladroitement, de remballer les personnes, pris par nos pensées, par nos habitudes… mais que c'est important de faire attention car l'agressivité crée la frustration qui crée l'agressivité et ainsi de suite… je dis ceci toujours en souriant, en essayant de ressentir cette dame, ses peurs, ses difficultés à vivre… à dire.
"La vie est de plus en plus dure, alors ça nous arrive de dire les choses de façon inappropriée, l'important est d'en prendre conscience et s'améliorer."
Puis je m'en vais.
Je sais néanmoins que je ne suis pas encore dans l'amour, dans la confiance en son pouvoir.
Mon histoire ancienne et récente fait encore rempart à cette confiance absolue, à cette énergie du lien premier que les saints et les sages possèdent pleinement.
Moi, je sais que cela existe, je le ressens, j'y baigne de temps à autre, mais le laisser passer en moi, me laisser agir par lui… c'est autre chose.
Je suis à côté, juste assez proche pour en exprimer quelques effets, mais à travers des acquis cognitifs, comme on dit.
Des techniques de communication, une confiance plus sur mes acquis de premier de la classe que sur ma générosité de cœur.
J'utilise surtout mes capacités à la parole, et la manipulation pédagogique… et cela ne met pas vraiment à distance mes peurs.
Je n'aurais sûrement pas ose aborder un gros musclé… mais la dame de cinquante piges oui !
Et alors Adrien ?
Alors rien, je vais accepter tout ceci. Mes capacités, mes incapacités, ma grandeur et ma misère.
Le reste est de l'ordre de la Grâce... ça vient ça ne vient pas… je reste ouvert... dès fois que...
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