Bernard de Clairvaux : humilité contre antisémitisme
Par Un vulnérable, dimanche 16 juillet 2006 à 15:44 :: Pensée Fr..agile :: #185 :: rss
Samedi 15 juillet 2006. Je lis le n. 3131 de « Les Essentiels », le supplément à l'hebdomadaire « La Vie » du 1er septembre 2005
Max Gallo nous présente l’exigence radicale de Bernard de Clairvaux (1090-1174), le fondateur des Cisterciens.
Je ne parlerai pas du personnage (si vous voulez le connaître allez ici) mais de sa prise de position vis-à-vis des Juifs, courageuse et assez unique pour l’époque et de sa pensée sur l’humilité.
Max Gallo nous présente l’exigence radicale de Bernard de Clairvaux (1090-1174), le fondateur des Cisterciens.
Je ne parlerai pas du personnage (si vous voulez le connaître allez ici) mais de sa prise de position vis-à-vis des Juifs, courageuse et assez unique pour l’époque et de sa pensée sur l’humilité.
Voilà ce qu’il disait sur les Juifs et ce que aujourd’hui on appelle, depuis 1879, antisémitisme.
Et voici les mots avec lesquels l’un de ses contemporains, le chroniqueur Jeschua Ben-Meïr, le faisait champion chrétien pour les Juifs :
Pour approfondir la relation entre saint Bernard et les Juifs c'est par ici.
Sa pensée sur l’humilité m’a également touché, car je fais un long et difficile travail (en méditation essentiellement) pour accueillir la sagesse de l’amour en moi et mon ego, avec ses croyances et ses peurs, me rend les choses bien compliquées !
Voici ce qui nous dit Bernard de Clairvaux :
Et pour arriver à cette élévation, Bernard nous donne une « recette » sinon miracle, surement de grâce et de vertu, dans son livre « De la considération ».
Bonne semaine.
Adrien le vulnérable.
Les Juifs ne doivent point être persécutés, ni mis à mort, ni même bannis : consultez les pages de la divine Ecriture... Je connais la prophétie que le psaume renferme et qui les concerne : « ne les tuez pas de peur que mes peuples ne m'oublient ». Ils sont des traits vivants qui nous représentent la passion du Seigneur... Il convient à la piété chrétienne d'épargner les vaincus, ceux qui ont surtout reçu les promesses de la Loi, de qui sont descendus nos pères et au nombre desquels était, selon la chair, le Christ...
Et voici les mots avec lesquels l’un de ses contemporains, le chroniqueur Jeschua Ben-Meïr, le faisait champion chrétien pour les Juifs :
Dans leur détresse [du fait des pogroms] ils crièrent vers Dieu... Le Seigneur se laissa fléchir par les gémissements de son peuple, il se ressouvint de son alliance et usa de nouveau de ses grandes miséricordes. Il suscita contre Bélial un sage nommé Bernard de Clairvaux. Il les apaisa et leur dit « Marchez sur Sion, défendez le sépulcre de notre Christ mais ne touchez pas aux Juifs et ne leur parlez qu'avec bienveillance car ils sont la chair et les os du Messie et si vous les molestez vous risquez de blesser le Seigneur dans la prunelle de son œil... ». Ainsi parlait cet homme sage et sa voix était redoutable car il était aimé et respecté de tous. Il n'avait cependant reçu ni argent ni rançon de la part des Juifs, c'était son cœur qui le portait à les aimer et lui suggérait de bonnes paroles pour Israël. Je te bénis ô Dieu car tu nous as pardonnés et consolés en suscitant ce juste sans lequel nul d'entre nous n'aurait conservé sa vie...
Pour approfondir la relation entre saint Bernard et les Juifs c'est par ici.
Sa pensée sur l’humilité m’a également touché, car je fais un long et difficile travail (en méditation essentiellement) pour accueillir la sagesse de l’amour en moi et mon ego, avec ses croyances et ses peurs, me rend les choses bien compliquées !
Voici ce qui nous dit Bernard de Clairvaux :
Elevez-vous par l’humilité, Telle est la voie, il y en a pas d’autre. Qui cherche à progresser autrement tombe plus vite qu’il ne monte. Seule l’humilité exalte, seule conduit à la vie.
Et pour arriver à cette élévation, Bernard nous donne une « recette » sinon miracle, surement de grâce et de vertu, dans son livre « De la considération ».
Recentre toi
Connais ta propre mesure.
Tu ne dois ni t’abaisser, ni te grandir, ni t’échapper, ni te répandre.
Si tu veux conserver la mesure, tiens-toi au centre.
Le centre est un lieu sûr ; c’est le siège de la mesure, et la mesure est la vertu….
L’éloignement implique ordinairement exil, extension, déchirure, élévation, chute et profondeur, engloutissement.
Avance donc avec précaution dans cette considération de toi-même.
Sois envers toi intransigeant.
Evite, lorsqu’il s’agit de toi, l’excès de complaisance et d’indulgence.
Bonne semaine.
Adrien le vulnérable.
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