C'est que les altruistes mettent en place des modalités de collaboration entre eux : "D'une manière générale, les altruistes s'aident exclusivement entre apparentés, et contribuent ainsi indirectement à la propagation d'une partie de leurs gènes".
Voici la preuve du "communautarisme" chez les animaux et même, si l'on veux faire de anthropomorphisme, du communautarisme éthique.

Mais, bien sûr, les individus égoïstes cherchent à tricher pour bénéficier des comportements égoïstes.
Dans les espèces animales étudiées il s'agit de modifications visuelles ou de signaux chimiques. Ce à quoi, quand les égoïstes deviennent trop nombreux au sein du groupe, les altruistes répondent en changeant de signe d'appartenance.

Voici donc comment les altruistes continuent a exister, n'en déplaise à Darwin.
Ça me donne à penser autour de l'égoïsme et de l'altruisme humain.

Personnellement je pense que pas seulement l'altruisme est une dimension de la conscience capable de s'extraverser et donc d'aller en avant de soi-même, dans un "pour-les-autres" qui ouvre à la fois l'espace de l'horizontalité (la rencontre vers autrui) mais aussi dans la verticalité du "plus haut".
Je pense également que l'altruisme partagé, garantissant d'une socialité coopérative, est la réponse "naturelle" à l'évolution de l'espèce humaine.

Je vais faire un peu dans le spinozisme : "Dieu EST la nature" ou, pour mieux le dire "Le plus grand altruisme EST le plus grand égoïsme".
Cette phrase, exprimée dans ma jeunesse, m'avait valu quelques petites incompréhensions avec de jeunes chrétiennes persuadées de façon « angélique » que l’altruisme était vide de tout bénéfice personnel.

L'article du CNRS est .