Les nouveau barbares et le silence du cœur
Par Un vulnérable, mardi 4 avril 2006 à 16:44 :: Le lien rexistant :: #172 :: rss
Ce qui frappe le plus dans les personnalités des criminels de ces banlieues où la survie et la loi du plus fort règnent en maître est leur complète amoralité, leur absence de compassion, d'empathie). L'Autre n'est rien... mais alors rien. Même pas l'ennemi idéologique, même pas le type à abattre, rien du tout.
Ce qui est pire que la haine, est l'indifférence. On peut donc torturer "la chose" pour "lui faire peur", pour "s'amuser". Quand la victime meurt, c'est toujours "par accident". Et bien sûr on n’a pas un mot de regret, on n’a pas de pensée pour ses souffrances, rien du tout.
Cette barbarie froide est d'un autre genre que celle mise en place par la bureaucratie de l'extermination allemande.
Ce n'est pas une organisation à partir d'un délire idéologique, une pensée technique plaqué sur une construction folle de l'esprit.
Ce qui est pire que la haine, est l'indifférence. On peut donc torturer "la chose" pour "lui faire peur", pour "s'amuser". Quand la victime meurt, c'est toujours "par accident". Et bien sûr on n’a pas un mot de regret, on n’a pas de pensée pour ses souffrances, rien du tout.
Cette barbarie froide est d'un autre genre que celle mise en place par la bureaucratie de l'extermination allemande.
Ce n'est pas une organisation à partir d'un délire idéologique, une pensée technique plaqué sur une construction folle de l'esprit.
Cette nouvelle barbarie là est anhistorique, elle est pulsionnelle, toute dans le temps réel de l'acte sans remords possible. La pensée n'y a pas accès, il y a "occlusion cognitive" et de ce fait occlusion affective vis-à-vis de la douleur, de la peine, de la peur d'autrui.
Ce n'est même pas de la perversion, où l'anempathie du sujet cherche désespéramment à ressentir quelque chose en poussant l'autre à livrer ses émotions les plus pénibles, car le pervers cherche paradoxalement à ressentir sa fragilité, il cherche à être affecté par autrui.
Non ! Ici il y a la réification totale de l'autre : on a gâché "la chose", c'était un accident… quand j'ai honte j'ai honte pour mes parents, pour ma famille… mais je n'ai pas de compassion pour "la chose".
Nous nous trouvons pas devant une "nouvelle pathologie" (ces jeunes gens ne sont pas des martiens, leur génome n'est pas différent du notre) mais avec une expression violente et contextuelle de l'amoralité. Une amoralité diffuse, que nous rencontrons presque tous les jours dans notre quotidien, mais qui se manifeste ici dans ses extrêmes conséquences.
Les liens :
L'assassin (présumé) de Sohane : "En m'amusant à la menacer, je pensais contrôler la situation. (...) J'ai vu le feu partir d'un coup. J'ai entendu 'boum', je sais pas d'où c'est parti."
Les "appâts" de la bande des barbares : "Comme plus de trente personnes à Bagneux, elles ont tout su, ou presque, et n'ont rien dit, ou à peine, imperméables à l'horreur et aux états d'âme, et comme incapables de regrets. Amorales, plus qu'immorales."
Ce n'est même pas de la perversion, où l'anempathie du sujet cherche désespéramment à ressentir quelque chose en poussant l'autre à livrer ses émotions les plus pénibles, car le pervers cherche paradoxalement à ressentir sa fragilité, il cherche à être affecté par autrui.
Non ! Ici il y a la réification totale de l'autre : on a gâché "la chose", c'était un accident… quand j'ai honte j'ai honte pour mes parents, pour ma famille… mais je n'ai pas de compassion pour "la chose".
Nous nous trouvons pas devant une "nouvelle pathologie" (ces jeunes gens ne sont pas des martiens, leur génome n'est pas différent du notre) mais avec une expression violente et contextuelle de l'amoralité. Une amoralité diffuse, que nous rencontrons presque tous les jours dans notre quotidien, mais qui se manifeste ici dans ses extrêmes conséquences.
Les liens :
L'assassin (présumé) de Sohane : "En m'amusant à la menacer, je pensais contrôler la situation. (...) J'ai vu le feu partir d'un coup. J'ai entendu 'boum', je sais pas d'où c'est parti."
Les "appâts" de la bande des barbares : "Comme plus de trente personnes à Bagneux, elles ont tout su, ou presque, et n'ont rien dit, ou à peine, imperméables à l'horreur et aux états d'âme, et comme incapables de regrets. Amorales, plus qu'immorales."
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