Alain Finkielkraut : «La France et l'irruption de la férocité»
Par Un vulnérable, lundi 6 mars 2006 à 14:47 :: Le lien rexistant :: #155 :: rss
Je sais que parmi mes lecteurs tous n'aiment pas A.F. Tant pis ! Je prends le risque de vous recommander cette intéressante (pour moi) interview sur le figaro.fr
Pour vous donner l'eau à la bouche, deux phrases qui m'ont particulièrement parlé :
• Rejoignez-vous les psychanalystes qui pointent l'émergence d'un type humain inaccessible à la «mauvaise conscience»?
Ces psychanalystes ont raison. Tout à la fois archéotribale et cybermoderne, l'ultraviolence que nous voyons s'installer n'a pas que les Juifs pour cible.
Il y a quelque chose d'irréductiblement atroce dans la séquestration, la torture et l'assassinat d'Ilan Halimi. Mais cet événement a quelque chose de commun avec les violences ordinaires qui frappent aujourd'hui des professeurs, des assistantes sociales, des infirmières, des médecins, des pompiers dans l'exercice de leurs fonctions.
• Ce n'est pas la faute des Juifs si cette manifestation contre la barbarie a tourné au rassemblement communautaire. Où étaient les autres ? Avaient-ils trop froid ?
Se seraient-ils sentis politiquement plus concernés par la mort d'Ilan Halimi s'ils avaient pu l'imputer, comme la profanation du cimetière de Carpentras, à des «fachos» ?
Pour que la France fasse front, il faudrait qu'elle soit réconciliée avec elle-même. C'est loin d'être le cas. Et le french bashing ne fait qu'aggraver les choses.
L'intégralité de l'interview est par là .
Pour vous donner l'eau à la bouche, deux phrases qui m'ont particulièrement parlé :
• Rejoignez-vous les psychanalystes qui pointent l'émergence d'un type humain inaccessible à la «mauvaise conscience»?
Ces psychanalystes ont raison. Tout à la fois archéotribale et cybermoderne, l'ultraviolence que nous voyons s'installer n'a pas que les Juifs pour cible.
Il y a quelque chose d'irréductiblement atroce dans la séquestration, la torture et l'assassinat d'Ilan Halimi. Mais cet événement a quelque chose de commun avec les violences ordinaires qui frappent aujourd'hui des professeurs, des assistantes sociales, des infirmières, des médecins, des pompiers dans l'exercice de leurs fonctions.
• Ce n'est pas la faute des Juifs si cette manifestation contre la barbarie a tourné au rassemblement communautaire. Où étaient les autres ? Avaient-ils trop froid ?
Se seraient-ils sentis politiquement plus concernés par la mort d'Ilan Halimi s'ils avaient pu l'imputer, comme la profanation du cimetière de Carpentras, à des «fachos» ?
Pour que la France fasse front, il faudrait qu'elle soit réconciliée avec elle-même. C'est loin d'être le cas. Et le french bashing ne fait qu'aggraver les choses.
L'intégralité de l'interview est par là .
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