• Leur taille génère la cristallisation d'une réponse, qui est de moins en moins adaptée aux nécessité de créativité et de réactivités des problèmes posés par la mondialisation et par le libéralisme économique (que ceci nous plaise ou pas).

  • Leur présence et permanence a généré une déresponsabilisation du citoyen moyen vis-à-vis de l'autre, dont tous le besoins doivent être réglés par une institution à hoc. D'où une dichotomie flagrante entre une solidarité institutionnalisée, à laquelle on demande de "garder les acquis" à tout pris, et une capacité individuelle au souci de l'autre, de face à face, hors passage d'une institution quelconque (publique, privée ou associative).

Tous se passe comme si tout acte d'attention, de générosité directe, rendrait l'individu "hors norme" et même suspect (Il est fou ? Il fait partie d'une secte ?). L'omniprésence de l'institution nous a conduit à une aridité de coeur et, par effet miroir, à un sentiment de profonde solitude psychique "abandonique", ce qui donne le cercle vicieux de la fermeture sur soi (d'où une société de la peur et de la violence).

J'ai personnellement décidé de faire partie de ces "fous" (mais non pas d'une secte quelconque, y compris laïque) parce que je crois quand sans le courage d'une générosité nue, vulnérable, sans couverture institutionnelle, notre part d'humanité est diminuée.
Mes initiatives sur Paris, ma lettre par mail et cet espace sont mon don pour vous. Ils font partie de mon "être-pour-autrui" et je tiens à les maintenir sans aucune contrepartie imposée. J'espère sincèrement qu'ils vous apportent autre chose que de la ludicité ou de la simple satisfaction intellectuelle, qu'ils contribuent à développer votre richesse intérieure et qui puissent vous aider à savoir comment la rendre disponible aux autres.

Je suis convaincu qu'une économie de marché saine est impossible sans une capacité individuelle au partage et à la générosité.
Seules l'entraide et la solidarité directe, d'être à être, sans intermédiaires, régulent véritablement l'économie, car il nous permettent de "sortir" du marché, et donc de lui donner sa place à l'intérieur d'une économie plus large, qui intègre l'économie du don et du partage.
Mon positionnement ici émane de cette conviction.

Pour approfondir sur le don, lire sa définition sur Wikipédia.