Le rapport de l'INSERM sur le dépistage «prédictif» des troubles des conduites chez les enfants, dès leur plus jeune âge, provoque un tollé.

Lors de mes études de médecine je m'étais intéressé au traitement via les amphétamines de enfants américains (y compris des bébés !).
Les amphétamines sont utilisés dans ce cas (par prise de sirop) pour permettre à l'enfant de se concentrer, en augmentant l'attention.

Si le dépistage des troubles comportementaux peut être utile, le traitement direct sur ces enfants et non pas sur l'environnement social et familial (dans l'étude américaine il y avait une relation statistique significative entre trouble du comportement et nombre d'heures passé par l'enfant seul devant la télévision) pose la question du contrôle social via la neurochimie.
On est pas loin de la tentation d'une société de contrôle à la place d'une société de droit. D'une société policière à la place d'une société civile.

Deux liens de Libération.fr sur le sujet ici et ici