Adrien le vulnérable

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vendredi 31 mars 2006

La lettre de la CLCV de mars 2006

Votre vulnérable rexistant est également membre de la CLCV et expert sectoriel bénévole pour l'achat de la formation à distance. Je viens d'ailleurs de co-écrire un communiqué de presse sur le m-coaching. Je reçois chaque mois le lien sur la lettre de la CLCV.

Ce mois-ci vous serez tout sur le prix du gaz qui flambe et également sur le "CPE" proposée par l'Union nationale de la propriété immobilière : le contrat de location à l'essai ! On aura tout vu.

mercredi 29 mars 2006

Le commerce équitable

Après le lien sur le développement durable, je vous propose un autre lien renvoyant à la possibilité d'actions concrètes, précises, rexistantes…pré- ou post-philosophiques en fonction de votre modélisation intellectuelle du "réel".

J'achète autant que je peux du thé et du chocolat du commerce équitable. Avec le café, ce sont les produits les plus connus du grand public. Mais l'offre du commerce équitable s'étoffe, et tant mieux.

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mardi 28 mars 2006

Sois-toi, comme tout le monde ! (de retour des 6es rencontres du FFFOD)

Je vous propose aujourd’hui un lien vers l'un de mes écrits : un billet sur le blog professionnel Novantura.

Lors de 6 rencontres du FFFOD (forum français de la formation ouverte et à distance) l'on m'a proposé d'écrire sur le journal qui relatait jour par jour les rencontres, l'édito de clôture.

Et comme on avait parlait beaucoup de "moi.com" (le client tout puissant qui veut avoir tout "customisé" grâce au net) et du devenir des documentalistes et des formateurs dans la société de la connaissance (sic !), ça a donné ça.

lundi 27 mars 2006

La décroissance soutenable ou la croissance insoutenable !

"Cette doctrine part de quatre opinions :

• Le fonctionnement du système économique actuel dépendrait essentiellement de ressources épuisables. Cela ferait qu'il ne serait pas viable à long terme.

• Il n'y a pas de preuve d'un découplage possible de la croissance économique d'avec la croissance des impacts écologiques.

• Les biens et services produits par les économies ne sont pas les seules richesses : la santé des écosystèmes est une forme de richesse, de même que la qualité de la justice, les bonnes relations qui sont entretenues entre les personnes au sein d'une même société, le degré d'inégalité, le caractère démocratique des institutions, etc. L'accroissement de la richesse matérielle, mesurée en revenu monétaire, peut se faire au détriment de ces différentes sortes de richesses.

• Les sociétés actuelles seraient droguées à la consommation de biens matériels considérés futiles (téléphones portables, voyages en avion etc.), ne verraient pas la dégradation de richesses plus essentielles et de la qualité de vie, et ignoreraient des réactions telles que les violences dans les banlieues françaises ou le ressentiment de certains pays à l'encontre des pays occidentaux."

Depuis Wikipédia

Vous le savez, ma pensée est mes actes sont proches de la pensée d'une décroissance soutenable… et solidaire ! Car sans un renouvellement de la fraternité, qui incite au partage, la décroissance ne serait que la pensée du moins, et non pas les retrouvailles avec une économie porteuse d'humanisation.

Voici donc deux liens pour mieux comprendre la décroissance soutenable :

La définition sur Wikipédia.

Le livre "Entropie - Écologie - Économie" de Nicholas Georgescu-Roegen (le "papa" du concept) en téléchargement sur le très intéressant site "Les classiques des sciences sociales" de l'Université du Québec à Chicoutimi (plus de 1800 ouvrages), à découvrir sans tarder !

vendredi 24 mars 2006

Raël, crétin sidéral ou la mauvaise odeur des journalistes

Petite prémisse : je n'aime pas l'ego virulent d'Onfray. Il me fait penser par sa rage associée à une petite profondeur de pensée aux patrons des sectes antisectes (ceux qui voient des sectes partout), aux "Chiennes de gardes" et a toute une série d'extrémistes de la pensée réactive.

Quand à Raël, se croyant descendant des martiens (pardon, des Élohim), bah c'est un patron d'une secte ridicule: le fait qu'elle soit une secte athée n'y change strictement rien.
Je devrais en toute état de cause être indifférent aux deux. J'ai néanmoins une certaine affection pour ce philosophe égotique aux antipodes de mes "maîtres" en philosophie.

Il a quand même crée l'Université populaire de Caen. Il ne dit pas que des conneries. Il est cohérent avec lui même dans sa plaidoirie de l'hédonisme.
Alors j'ai à la fois rigolé et frissonné un peu quand j'ai lu sur le Monde.fr que Raël l'avait nommé Prêtre Honoraire du Mouvement Raëlien.
Pauvre Onfray !

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mercredi 22 mars 2006

L'individu désaffecté

"Or, dans l’économie politique hyperindustrielle, la valeur doit être intégralement calculable , c’est à dire qu’elle est condamnée à devenir sans valeur : tel est le nihilisme. Le problème est que c’est alors le consommateur qui non seulement se dévalue (car il est évalué, par exemple par le calcul de sa life time value) mais également qui se dévalorise – ou, plus précisément, qui se désindividue.

Dans une telle société, qui liquide le désir, lequel est pourtant son énergie en tant qu’énergie libidinale, la valeur est ce qui s’anéantit et qui anéantit avec elle ceux qui l’évaluant s’évaluent. C’est pourquoi c’est la société en tant que telle qui apparaît finalement à ses membres, eux-mêmes dévalorisés (et mélancoliques), comme étant sans valeur – et c’est aussi pourquoi la société fantasme d’autant plus bruyamment et ostentatoirement des " valeurs " qui ne sont que leurres, discours de compensations et lots de consolation. Tel est le lot d’une société qui ne s’aime plus."

Je vous propose aujourd'hui un lien sur un chapitre du livre Mécréance et discrédit, du philosophe Bernard Stiegler.

Bernard Stiegler a mis à disposition cet extrait dans le cadre du travail préparatoire de la réunion plénière d'Ars Industrialis du 25 février 2006 "Souffrance et consommation".

J'avais également, à cette occasion écrit un court billet sur mon blog.

Le texte de Bernard Stiegler sur le site de l'association Ars Industrialis/

Mon billet sur mon blog.

mardi 21 mars 2006

Milpot, passe à ton voisin

Pour fêter le printemps je vous propose une idée simple et en phase avec mon engagement de générosité partagée et de décroissance soutenable.

Cette idée vous la connaissez tous : réhabiliter le prêt entre voisin, le don, plutôt que l'achat systématique. Un site nous permet de faire ceci de façon plus efficace, c'est www.milpot.net, un site qui m'a été conseillé par la très écologique Valérie (merci Valérie).

A lire également l'article du blog d'écologie politique de Troyes, l'Autremonde.

Alors avant de jeter, avant d'acheter, ayez le réflexe Milpot, un geste pour la planète et aussi pour votre ouverture du cœur.
Mon pseudo sur Milpot : Adrien75020.

Bonne découverte et joyeux partages.

lundi 20 mars 2006

France Culture - Les vertiges de la haine

"La haine et son cortège de passions mauvaises, la vengeance, la colère, le mépris ou l’envie, n’a jamais cessé d’étendre son empire sur les hommes. Elle constitue encore un puissant moteur de nos crises et conflits modernes. Mais cette omniprésence s’explique aussi par le fait qu’elle est paradoxalement un sentiment nécessaire dans la construction de l’identité personnelle, que les psychanalystes reconnaissent comme une fonction essentielle pour la constitution du moi et de l’objet. C’est cette ambivalence que dit aussi la parenté de l’amour et de la haine, parce que tous deux empruntent avec une force égale à la logique des passions.

Comment passe-t-on de la psychologie individuelle à celle des collectivités, des masses ou des mouvements sociaux ? Les psychanalystes, sociologues, linguistes ou historiens qui se penchent ici sur la question nourrissent aussi l’espoir qu’à considérer le phénomène « à la manière des géomètres », comme disait Spinoza, en produisant une « science de l’affectivité », l’effet de connaissance induit permette à terme de dépasser ce stade infantile des civilisations et des cultures."

La semaine passée l'émission "Les chemins de la connaissance" a développé un argument à la fois ancien est très actuel "Le vertiges de la haine".

Cinq émissions d'une quarantaine de minutes chacune, à ne pas rater, ma préférée étant la deuxième, sur la Psychologie de masse de la haine et notamment l'antisémitisme.

La première émission

L'émission sur la psychologie de masse de la haine, avec le sociologue Eugène Enriquez, professeur à l'Université de Paris VII est par .

vendredi 17 mars 2006

Les matins de France Culture : entretien avec Marcel Gauchet

Suite à mon lien rexistant du lundi 13 mars, Sylvie, attentive lectrice de mes liens et du blog du Vulnérable et également co-participante du Séminaire de Philosophie "Pour une polémologie de l'esprit, trouver de nouvelles armes", me propose un lien audio : l'interview de Marcel Gauchet le 2 mars matin à France Culture.

Pendant plus d'une heure (avec l'écoute du journal radio compris) la précision critique, l'interrogation lucide du philosophe et directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales nous invite à penser la société des médias, qui positionne suite à la société de la technique.

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jeudi 16 mars 2006

Torah, Bible, Coran Livres de parole

Toujours magnifiquement mises en images, douées d'un très bon hypertexte, les expositions virtuelles de la BNF sont d'une grande qualité documentaire et très agréables à découvrir. Mon expo de référence reste bien sûr "L'aventure des écritures".

Aujourd'hui je vous propose de prendre un peu de votre temps pour parcourir l'exposition virtuelle sur les livres qui fondent les trois grands monothéismes. C'est par .

Téléchargez également les très intéressantes fiches synoptiques des trois livres et le glossaire de l'expo, ici.

Enfin, jetez un coup d'œil sur ce chapitre "Les parentés entre les trois religions", qui fait partie de l'expo virtuelle "L'art du livre arabe".

mardi 14 mars 2006

Souffrance et Consommation

"S'il est vrai que la libido est l'énergie fondamentale du capitalisme, s'il est vrai autrement dit que le capitalisme est une époque spécifique de l'économie libidinale qui organise toute la société humaine, s'il est vrai enfin que l'organisation de la consommation aura été l'organisation typique du capitalisme du XX siècle, il semble désormais de plus en plus évident que la consommation tend à devenir essentiellement addictive et comme telle à engendrer souffrances et désordres psychiques et sociaux.

Nous voudrions examiner dans cette séance d'Ars Industrialis Souffrance et consommation, à la fois la dimension intrinsèquement addictive du désir lui-même et les conditions dans lesquelles cette dimension devient cependant destructrice de ce désir, dans la perspective d'une réflexion sur les possibilités d'une nouvelles organisation du désir dans les sociétés industrielles à venir."

Bernard Stiegler.

Le groupe de travail d'Ars Industrialis www.arsindustrialis.org a organisé la dernière rencontre de l'association, au Théâtre de la Colline à Paris, le 25 février 2006. Manifestation à laquelle j'étais présent.

Téléchargez les fichiers audio des interventions et des questions-réponses à la suite de celles-ci, ainsi que les documents de travail relatifs à cette manifestation, ici.

lundi 13 mars 2006

L'Occident est aveugle sur les effets de la mondialisation de l'économie et des moeurs

Marcel Gauchet, Philosophe politique et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est interviewé par un journaliste du Monde le 12 mars 2006.

"J'ai toujours pensé que nous n'étions pas au bout de nos surprises avec ce double mouvement paradoxal de la "sortie" de la religion, qui s'accélère en Occident - le cas des Etats-Unis étant atypique - et de la réactivation des identités religieuses dans le reste du monde, spécialement le monde islamique.
J'insiste : ce n'est pas à un "retour" de la religion en bonne et due forme que nous assistons, mais à une reviviscence des identités à caractère religieux."


Pour lire ce très intéressant article, cliquez .

mardi 7 mars 2006

L'école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie

Le lien d'aujourd'hui vous propose de lire l'introduction du livre du nouveau livre de Marie-Monique Robin paru en janvier 2006.

Dans ce livre, le grand reporter, auteur entre autre de "Escadrons de la mort, l'école française", a souhaité comprendre comment les allégations d'agression sexuelle et pédophilie sont (mal)traitées par l'école.
Du déni au grand déballage (par déclarations ostentatoires et média interposée, comme il se doit à une société de spectacle) à l'école du soupçon, l'auteur passe en revue discours officiels et enquêtes policières, pour nous livrer un livre sur l'école où les maîtres, le professeurs, doivent "cultiver la froideurs" pour ne pas être soupçonnés de pédophilie !

Tout ceci dans un climat fort peu rationnel, comme nous le rappelle l'auteur.

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lundi 6 mars 2006

Alain Finkielkraut : «La France et l'irruption de la férocité»

Je sais que parmi mes lecteurs tous n'aiment pas A.F. Tant pis ! Je prends le risque de vous recommander cette intéressante (pour moi) interview sur le figaro.fr

Pour vous donner l'eau à la bouche, deux phrases qui m'ont particulièrement parlé :

• Rejoignez-vous les psychanalystes qui pointent l'émergence d'un type humain inaccessible à la «mauvaise conscience»?
Ces psychanalystes ont raison. Tout à la fois archéotribale et cybermoderne, l'ultraviolence que nous voyons s'installer n'a pas que les Juifs pour cible.
Il y a quelque chose d'irréductiblement atroce dans la séquestration, la torture et l'assassinat d'Ilan Halimi. Mais cet événement a quelque chose de commun avec les violences ordinaires qui frappent aujourd'hui des professeurs, des assistantes sociales, des infirmières, des médecins, des pompiers dans l'exercice de leurs fonctions.

• Ce n'est pas la faute des Juifs si cette manifestation contre la barbarie a tourné au rassemblement communautaire. Où étaient les autres ? Avaient-ils trop froid ?
Se seraient-ils sentis politiquement plus concernés par la mort d'Ilan Halimi s'ils avaient pu l'imputer, comme la profanation du cimetière de Carpentras, à des «fachos» ?
Pour que la France fasse front, il faudrait qu'elle soit réconciliée avec elle-même. C'est loin d'être le cas. Et le french bashing ne fait qu'aggraver les choses.


L'intégralité de l'interview est par .

vendredi 3 mars 2006

Un enseignant suspendu pour des propos jugés antisémites

Professeur dans un lycée privé catholique parisien, Pierre Ricci a été suspendu mercredi pour quatre mois après un jeu de mot entre "frigo" et "four".

Voici une petite affaire qui me pose question.

Cet enseignant, de 64 ans, excédé par un élève, le renvoie dans la cour (en hiver appelée le frigo) et fait une boutade en parlant du four (pour lui un lieu ou ça chauffe : le bureau de directeur).

Manque de peau, l'élève est juif ! Il n'a rien entendu, mais les autres gamins oui, ils lui le disent. Les parents dénoncent le prof, le rectorat s'en mêle… quatre mois de suspension préventive.

Autant je pense que l'antisémitisme est une vraie plaie et l'on doit être intraitable avec, autant je me demande si les gamins ne vont pas utiliser cette technique comme ils utilisent déjà les dénonciations calomnieuses de pédophilie contre les profs dont ont veut se débarrasser (certains professeurs ont été même poussés par la honte au suicide, alors que cela n'été qu'un coup monté).

Dans un monde ou l'enfant est roi et les parents volent à son secours sans aucun sens critique, le recul critique des adultes devrait être de rigueur. Mais… où sont passés les adultes ?

Pour lire l'article c'est par ici.

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