Ce qui est encore plus préoccupant est la montée en flèche des violences gratuites, non "crapuleuses" (pour commettre un vol par exemple) :
"Ce sont les violences "non crapuleuses", celles dites "gratuites", qui sont les plus nombreuses (188 514, soit 42,67 % de l'indicateur) et montrent la plus forte progression (9,22 %)"

D'ou vient cette violence "pour rien" ?
Point de suspensions..... passons à un deuxième événement.

Le samedi 25 février 2006, réunion publique d'Ars Industrialis au Théâtre de la Colline à Paris, sur le thème "Souffrance et Consommation".

J'ose un lien, un téléscopage : violence et consommation !
Et non pas la violence crapuleuse d'un vol, où l'objet de consommation, devenu ici objet de désir, pourrait "justifier" la violence.
Je parle bien des actes d'incivilité, des insultes, crachats, busculades, agressions, assassinat.... pour rien !... ou plus exactement sans altérité.

Car dans cette violence gratuite, donc pulsionnelle, c'est bien le sujet qui a disparu, sa présence en tant que visage.Celui dont la présence "me parle", qui "me regarde", n'est plus. L'autre devient une généralité, est simple objet de ma pulsion, de ma souffrance enragée, de ma jouissance sadique, de ma mauvaise éducation. L'autre est l'objet de ma violence, jamais sujet établissant comme tel ma propre limite, dans l'espace partagé de la socialité.
Objet... à consommer.

J'ose ce lien : Violence et consommation !
J'ose dire que le capitalisme, en captant le désir pour en faire outils de vente de toutes sortes de marchandise, est allé très loin dans cette captation, en détruisant toute (ou presque) capacité individuelle d'auto-création de soi en lien avec la production de soi-pour-autrui, notamment à travers l'affectation de valeurs individuelles et collectives, autre qu'économiques, au travail.

J'accuse le capitalisme dans cette phase "terminale" (au sens médical du terme en non pas dernière, et au regard de la visée d'abétissement comateux des masses) d'en vouloir profondement à l'altérité comme limite de la pulsion, comme créant l'espace de la relation humaine, qui pourrait rendre visible l'encore trop peu visible : à savoir que le capitalisme en veut à la création individuelle non controlée, en veut au réseau d'individus s'autoproduisant hors les schéma économiques dominants.

J'accuse le capitalisme de produire souffrance existentielle, indifféremment de la capacité ou pas d'acquérir les "biens" (ce mot est très mal choisi).
Je l'accuse de produire la violence gratuite en produisant des êtres pulsionnels prisonniers d'un moi narcissique, où l'existence de l'autre est identifiée comme ou inamicale ou simplement utilitariste.

L'article du Monde.fr

La réunion d'Ars Industrialis du 25 Février 2006, Souffrance et Consommation
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