A la mémoire de François Mourmand, martyre de la bêtise judiciaire
Par Un vulnérable, dimanche 20 novembre 2005 à 22:08 :: Poésies en vers (et contre tout) :: #113 :: rss
Me voilà seul,
Dans ma geôle
La porte se ferme
Sur une parole
D’enfant
C’est troublant
De se savoir accusé
Innocent
Dans ma geôle
La porte se ferme
Sur une parole
D’enfant
C’est troublant
De se savoir accusé
Innocent
Je ne connais pas
Qui m’accuse
Le face à face nié
Je n’ai pas d’excuses
Je suis coupable
D’avoir été nommé
Dans une fable
Tragique
Au service
D’une justice inique
D’un juge immature
Qui insulte sa toge
Quand il m’interroge
Avec un souci de carrière
Pourtant je suis père
De mes sept enfants
Je connais leur amour
Et leurs mensonges
Petits diables
Petits anges
Fragiles
Il faudrait des adultes
Capables d’entendre
Mais ici il n’y a personne
J’attends le sommeil
J’ai pris mes pilules
Mon amour, mes enfants
Vous prendrez votre deuil.
Qui m’accuse
Le face à face nié
Je n’ai pas d’excuses
Je suis coupable
D’avoir été nommé
Dans une fable
Tragique
Au service
D’une justice inique
D’un juge immature
Qui insulte sa toge
Quand il m’interroge
Avec un souci de carrière
Pourtant je suis père
De mes sept enfants
Je connais leur amour
Et leurs mensonges
Petits diables
Petits anges
Fragiles
Il faudrait des adultes
Capables d’entendre
Mais ici il n’y a personne
J’attends le sommeil
J’ai pris mes pilules
Mon amour, mes enfants
Vous prendrez votre deuil.
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