L’approche de ce mystique le fascine, et à travers les notes prises pendant ses rencontres avec le vieux sage, livrées ici en plusieurs « mouvements », il nous permet de saisir l’intensité de la relation, la qualité de la relation, l’immensité de l’enjeu.

« Rabbi » Isaac jongle avec les mots et leurs sens (au sens même de direction de lecture, il lit les mots à l’endroit, à l’envers, il les coupe, il les regroupe, quand il ne les transforme pas en chiffres). Il nous donne ainsi à entrevoir la lumière jaillissante d’un Dieu qui enfin se Livre (ici Dieu EST le Livre).

Petit à petit, pour notre plus grand plaisir, nous sommes également initiés à la pensée et à la personnalité d’Isaac Goldman, pour qui « lé jidaïsme né s’enseigne pas. Il s’itidie ! ».
Et dans l’étude, dans l’ouverture de la question… sur d’autres questions, nous, lecteurs, partageons l’enquête infinie du multiple qui rencontre le Un, qui apprend à la reconnaître en toute chose.

Les philosophes agnostiques et athées nous rappelleront sûrement que la Kabbale du Moyen-Âge emprunte pas mal d’idées au néoplatonisme de Plotin.
Les kabbalistes nous dirons qu’avant la Kabbale du Moyen-Âge existait une Kabbale ancienne, indépendante des ces emprunts.

Moi, je vous conseille tout simplement d’écouter votre cœur s’ouvrir quand il sera question de « Lekh lekha » (va vers toi-même) et de « je serai ce que je serai ».
Ne traversez pas ce livre sans que ce livre ne vous traverse.

Approfondir : une très intéressante interview de Patrick Levy sur le web de l'Athéisme.