Ma mère est une fainéante !
Par Un vulnérable, mercredi 27 juillet 2005 à 13:37 :: Une vie vulnérable :: #67 :: rss
Hier, petite promenade avec mon amie Laurence et son "chouchou", le tout petit Maxym. Direction le tranquille quartier de St. Blaise, dans le 20e.
Une halte dans une petite brasserie, une crêpe au marron pour Laurence, une glace vanille-marron pour moi. Un peu de cidre brut pour faire passer le tout.
Une halte dans une petite brasserie, une crêpe au marron pour Laurence, une glace vanille-marron pour moi. Un peu de cidre brut pour faire passer le tout.
Et là, notre tranquillité est troublée par une petite fille de cinq ans maximum, qui vient nous voir en nous dit "Tu veux des bonbons", un paquets de bombons à la main.
"Tu peux m'ouvrir ça, j'y arrive pas" (une chupa chups)
"Je lui donne" (sous-entendu, des bombons à Maxym, le bébé)
Envahissante la petite. Elle semble vouloir s'installer là. Je dis "Mais tu es seule là ?" Et Laurence "Mais elle est où ta mère ?".
La réponse de l'enfant nous sidère "Ma mère est une fainéante !"
Que veut-elle dire par là ? Que sa mère ne s'occupe pas d'elle peut-être ?
Ce jugement est peut-être une demande inconsciente de plus de contraintes ?
Laurence et moi réfléchissons ensuite au désastre des générations d'enfants-roi, élevés dans une permissivité grandissante, comme des chiens de luxe, ou dans un laisser-aller éducatif par des parents parfois dépassés, quelquefois complices (car les adulescents aussi font des enfants, aussi méprisant qu'eux, sinon plus, de toute idée de contrainte sociale au nom de leur "liberté").
Mon amie m'a apporté ensuite un exemple. Un enfant qui remplissait sa bouteille d'eau, et puis la balançait sur les voitures. La mère à côté, sans réaction !
"Ma mère est une fainéante !", il aurait pu alors crier ce petit garçon ! Car assurément elle l'est.
Mais d'où vient cette apologie à la négation de l'autre que de plus en plus de mères et de pères transmettent à l'enfant ?
Et comment un enfant qui serait éduqué au respect d'autrui pourra s'en sortir entouré de ces narcissiques pour qui seule leur "liberté" compte ?
"Tu peux m'ouvrir ça, j'y arrive pas" (une chupa chups)
"Je lui donne" (sous-entendu, des bombons à Maxym, le bébé)
Envahissante la petite. Elle semble vouloir s'installer là. Je dis "Mais tu es seule là ?" Et Laurence "Mais elle est où ta mère ?".
La réponse de l'enfant nous sidère "Ma mère est une fainéante !"
Que veut-elle dire par là ? Que sa mère ne s'occupe pas d'elle peut-être ?
Ce jugement est peut-être une demande inconsciente de plus de contraintes ?
Laurence et moi réfléchissons ensuite au désastre des générations d'enfants-roi, élevés dans une permissivité grandissante, comme des chiens de luxe, ou dans un laisser-aller éducatif par des parents parfois dépassés, quelquefois complices (car les adulescents aussi font des enfants, aussi méprisant qu'eux, sinon plus, de toute idée de contrainte sociale au nom de leur "liberté").
Mon amie m'a apporté ensuite un exemple. Un enfant qui remplissait sa bouteille d'eau, et puis la balançait sur les voitures. La mère à côté, sans réaction !
"Ma mère est une fainéante !", il aurait pu alors crier ce petit garçon ! Car assurément elle l'est.
Mais d'où vient cette apologie à la négation de l'autre que de plus en plus de mères et de pères transmettent à l'enfant ?
Et comment un enfant qui serait éduqué au respect d'autrui pourra s'en sortir entouré de ces narcissiques pour qui seule leur "liberté" compte ?
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