Un Grand Pays, un Pays que j'aime, a plus à faire que de dire NON. Il devrait être à la tête d'une Europe sociale, il devrait montrer l'exemple qu'une autre économie est possible.
D'autres valeurs sont possibles, mais cela implique des reNONcements évidents à des logiques de consommation que la plupart des "NON" ne seraient pas capables d'accepter.

Le beurre, l'argent du beurre, et b...... la fermière(ou le fermier), ça oui ! Mais renoncer à la deuxième bagnole, à la troisième télé, aux 35 heures, à ses 5/6 semaines de vacances ? A sa retraite anticipée à 57 ans en moyenne ? Ah que NON ! NON ! NON ! NON ! Le pays où il fait bon vivre a rammolli le cerveau de ceux qui ont profité de l'aubaine ! L'Etat Providence les a trop couvés... douce France.

Non, j'en oublie pas le quart monde, je n'oublie pas que la grande pauvreté se développe en France. Oui, je connais les chiffres du chômages.
Mais au lieu d'entendre l'espérance sous-jacente dans la fin d'une époque, d'entendre la possibilité d'une vulnérabilité qui nous oblige à sortir de notre égoïsme, de notre "minabilité" pour se transformer en fraternité, en solidarité, d'entendre une vulnérabilité qui dépasse le cri et la peur, les voilà faire l'autruche.

Alors qu'il aurait fallu être kangourou.... et rebondir.

Les editoriaux :
L'impasse, de Jean-Marie Colombani, le Monde
Chef-d'oeuvre masochiste, de Serge July, Liberation