Ma première rencontre avec ce livre je l'ai faite en janvier 1998, lors de la préparation de ma conférence "Internet peut-il changer notre vie", en tant que médiateur scientifique à la Cité des Sciences et de l'Industrie à la Villettes.

La base de la conférence était un texte de Joël de Rosnay bien optimiste sur la positivité de l'homme symbiotique (L'homme symbiotique, Editions du Seuil, Paris 1995).

Pour rendre le débat plus ouvert je m'étais donc alimenté des réflexion de Breton, de Paul Virilio dans le livre Cybermonde la politique du pire, et de la philosophie éthique d'Emmanuel Lévinas, reprise dans mon site de photophilosophie

Je me suis replongé avec beaucoup d'intérêt dans ce recadrage des technologies de la communication comme "valeur" réactionnelle et post-traumatique" à l'effondrement des idéologies dans une infâme boucherie. Breton montre comment cette idéologie de la non-intériorité de l'homme le réduit et le valorise que comme transparence, ou plutôt comme image de celle-ci.
L'intériorité qui échappe à toute réduction, poussée dans le non vendable, non partageable, intéressant, semble s'exprimer dans l'angoisse de non-existence des modernes, dans leur individualisme parano. Angoisse à peine couverte par la compulsion d'acheter et de séduire, ou encore d'acheter de l'apparence pour séduire.

Approfondir : L'entretien accordé par Philippe Breton en décembre 1992 a la revue Catholica