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  <title>Adrien le vulnérable</title>
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  <modified>2008-07-02T15:21:08+00:00</modified>
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  <title>Le billet du lundi 30 juin 2008 : visibilité et aveuglements (sur le web)</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/07/02/225-le-billet-du-lundi-30-juin-2008" />
  <issued>2008-07-02T15:21:08+00:00</issued>
  <modified>2008-07-02T15:21:08+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/07/02/225-le-billet-du-lundi-30-juin-2008</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Une vie vulnérable</dc:subject>
  <summary>Mes chers frères et sœurs d'humanité (et pour certains également amis)

Cette semaine, deux leçons de vie m'ont été données grâce au Web, en lien avec les traces que l'on y laisse, volontaires ou involontaires.

Comme peut-être vous le savez, je suis quelqu'un de très naïf et confiant. C'est l'une des sources de ma grande vulnérabilité. Malgré mon niveau "cognitif", ma culture et un regard que je pense aigu sur le monde, il m'est très difficile de saisir la possibilité du mal chez l'autre.
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;strong&gt;Mes chers frères et sœurs d'humanité&lt;/strong&gt; (et pour certains également amis)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cette semaine, deux leçons de vie m'ont été données grâce au Web&lt;/strong&gt;, en lien avec les traces que l'on y laisse, volontaires ou involontaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme peut-être vous le savez, je suis quelqu'un de très naïf et confiant. C'est l'une des sources de ma grande vulnérabilité. Malgré mon niveau &quot;cognitif&quot;, ma culture et un regard que je pense aigu sur le monde, il m'est très difficile de saisir la possibilité du mal chez l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Je sais qu'il existe, je connais la cruauté du monde, je l'ai déjà subie à plusieurs reprises, mais je n'arrive pas à m'y faire !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis cette enfance de bouc-émissaire, où souvent ce que je disais se retournait contre moi, je n'ai pas quitté cette dimension de candide qui me &quot;candidate&quot;, ici bas, à plusieurs déceptions et à quelques malheurs (mais, rassurer-vous, à quelques joies ineffables également).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me rappelle de cette prof de mathématiques, en 5ème. &lt;br /&gt;
Elle avait été découverte par le proviseur dans le fait qu'elle nous avait demandé d'acheter un autre livre de mathématiques que celui choisi par le conseil de classe, suite à une indiscrétion involontaire de ma part.&lt;br /&gt;
Nous avions quelque problèmes d'argent en famille et mes parents ne m'avaient pas encore acheté le livre de mathématiques. &lt;br /&gt;
Malgré tout, j'étais le meilleur de la classe en mathématiques et le proviseurs me convoqua alors pour me donner le livre officiel, &quot;un cadeau du collège à ses meilleurs élèves&quot;.&lt;br /&gt; Sur quoi je  dis &quot;Mais ce n'est pas celui-ci le livre que veut la prof !&quot;. &lt;br /&gt;
Je me suis retrouvé avec une note de la prof à faire signer à mes parents sur le fait que j'étais un gros naïf et que ce n'était pas normal à mon âge.  La prof demandait à mes parent de m'ouvrir les yeux sur le monde ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Figurez-vous si ma naïveté est normale à 50 ans ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hors, si &quot;tout ce que vous dites pourra être utilisé contre vous&quot;, il est très probable que dans une diffusion massive de ce tout, on trouvera bien quelqu'un pour l'utiliser contre vous ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux figures de ma naïveté se sont donc présentées la semaine passée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle s'inscrivent autour d'incompréhensions contextuelles à partir de données présentes sur le web, si l'arrière-monde qui les faits exister n'est pas perçu.&lt;br /&gt;
La question posée est alors celle-ci. &lt;strong&gt;Comment donner à voir l'intentionnalité, ou l'arrière monde, là où le contexte de publication, le format proposé, ou la possibilité de décontextualisation des données pouvant être importées par la syndication, formatent à leur façon propre votre écrit ?&lt;/strong&gt; C'est un vrai problème et il me semble d'emblée sans solution technique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces figures de naïveté s'inscrivent également dans cette situation inédite où tout le monde observe, scrute et espionne tout le monde, sur le web ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la première situation,  je ne peux pas vous donner des détails. L'affaire est privée et très douloureuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vais vous parler de la seconde :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici que depuis presque deux ans je mets en ligne les supports de mes conférences pour Novantura. Ils sont sur slideshare et depuis peu également sur &lt;a href=&quot;http://www.slideo.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;slideo&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi je fais cela ? Principalement pour deux raisons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premièrement parce que je crois à la vertu du partage.&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de copyright sur les idées et le web est un espace de fertilisation croisée (non pas d'intelligence, non pas de connaissance, mais de la possibilité des deux à travers une élaboration personnelle et collective de l'information). Je pense donc très modestement de pouvoir contribuer à la réflexion générale de la transformation de travailler et de l'apprendre dans des organisations sociales connectées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde, pour augmenter mon empreinte numérique professionnelle, pour éventuellement être contacté pour des missions de consulting (ceci m'est déjà arrivé, grâce à mon blog pro notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'avais donc mis en ligne sur Slideo ma dernière conférence pour le GARF (le groupement des acteurs responsables de formation), conférence qui est &quot;syndicable&quot;, c'est à dire que l'on peut l'insérer dans un blog par exemple, à travers un lien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ce qui a été fait ici : http://www.savoirsenreseau.com/2008/06/12/limpact-du-web-20-en-formation-et-en-professionnalisation/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut savoir que chaque fois que j'interviens, c'est un show ! Je suis quelqu'un de passionné, avec des ouvertures culturelles très amples et j'adore Goldoni et la comedia dell'arte. Quand j'interviens, ça bouge ! Le support diapo fait partie d'en environnement technique qui comprend également une navigation sur le net et souvent quelques démonstration. Il n'est pas tout seul !&lt;br /&gt;
Mais voilà que d'emblée, sans compréhension du contexte, d'abord on le &quot;pique&quot; et puis on le défini &quot;trop dense !&quot; Ceci n'est pas bien méchant, mais les commentaires se déchainent : &lt;br /&gt;
&quot;Bah la la la ! c’est proprement indigérable ! Totalement hors web 2.0 ! TOUT DIRE : CE N’EST RIEN DIRE et c’est aussi chercher à se rendre indispensable : “regardez combien je sais et combien vous êtes ignorant” !&quot;&lt;br /&gt;
ou encore :&lt;br /&gt;
&quot;C’est complètement nul !&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'avère que &quot;dans le réel&quot; mes conférences provoquent des prises de conscience très fortes et que j'ai la nommée d'être (cela m'a été dit) &quot;conférencier hors pair&quot;, dans le petit milieu de la FOAD (formation ouverte et à distance). &lt;br /&gt;
Mais voilà qu'isolé d'un contexte, mis dans un autre par le biais de la syndication, tout ceci assume une autre tonalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion : si la sagesse populaire nous rappelle que &quot;Pour vivre heureux, vivons cachés&quot;, il reste vrai que nous allons vers une société où l'extimité, la reconnaissance sociale, passe de plus en plus sur le net. Les retours  de bâton existent, cette hypervisibilité peut s'avérer dangereuse pour l'individu qui s'expose. &lt;br /&gt;
De plus, ce que nous donnons à voir est souvent une signature d'être et pas l'être. Nous allons consciemment ou inconsciemment hypertrophier une partie de nous-même, avec le risque d'être identifié par cette partie seulement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les remèdes à tout cela ne sont pas techniques mais éthiques et sociopsychologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la société de la communication, son illusion de vérité par la transparence est bien là et on ne pourra pas revenir en arrière, &lt;strong&gt;c'est toute une société de la rencontre qu'il nous faut d'urgence élaborer en accompagnement, pour que le jugement soit suspendu à ce face à face du &quot;moi et du tu&quot;, où là tolérance et la parole qui mesure et qui approfondit viennent corriger l'aveuglement provoqué par le trop de clarté d'une information qui ne connait pas les mouvement d'âme, ni les environnements, de celui qui la produit.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Les chiffres de la violence en 2007</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/06/24/224-les-chiffres-de-la-violence-en-2007" />
  <issued>2008-06-24T12:18:19+00:00</issued>
  <modified>2008-06-24T12:18:19+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/06/24/224-les-chiffres-de-la-violence-en-2007</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Le lien rexistant</dc:subject>
  <summary>Le Figaro publie les chiffres de la violence en France, d'après les chiffres de la PJ de 2007.
Où fait-il bon vivre, dans les villes de plus de 20 000 habitants ? 

Pas à Saint-Denis, c'est sûr,...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> Le Figaro publie les chiffres de la violence en France, d'après les chiffres de la PJ de 2007.&lt;br /&gt;
Où fait-il bon vivre, dans les villes de plus de 20 000 habitants ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas à Saint-Denis, c'est sûr, qui avec un taux de violence de 31,27 actes pour 1 000 habitants, assume depuis des années la &quot;vedette&quot; de ce palmarès ! C'est comme dire que tous le monde, à Saint Denis, va se faire agresser ou pire si il est reste environ 32 ans ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mieux, beaucoup mieux, habiter un pavillon à Neully sur Seine, qui plafonne à 2,02 actes de violence, et vous met statistiquement à l'abri de ces problèmes pendant environ 500 ans !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Et Paris, et Rennes ? Paris s'en sort honorablement, dans son rang de capitale et grande villes, avec 10,58 actes / 1 000 habitants, là où Marseille est à 12,67. Quand à Rennes, avec ses 5,03 actes, se situe légèrement en dessous de la moyenne nationale de 5,93. ce qui me donne un malchance statistique de mauvaise rencontre environ chaque 200 ans !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la ville où il ne se passe rien (ou presque) ? C'est la très tranquille Marly le Roi, avec seulement 1,45 actes par mille habitants. 
L'ancien domaine des seigneurs de Montmorency confirme ainsi que vaut mieux être riche et noble dans les Yvelines (proximité de Versailles oblige) que pauvre et prolo en Seine Saint-Denis ! &lt;br /&gt;
On y rencontre moins de voyous, ou en tout cas, pas du même style ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le palmarès de la violence, par &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/taux-violence.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;taux&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Le palmarès de la violence, par &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/taux-violence2.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;département&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Tu ne te rappelles pas</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/05/31/223-tu-ne-te-rappelles-pas" />
  <issued>2008-05-31T20:41:15+00:00</issued>
  <modified>2008-05-31T20:41:15+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/05/31/223-tu-ne-te-rappelles-pas</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Poésies en vers (et contre tout)</dc:subject>
  <summary>A D., parce que "on ne voit bien qu'avec le coeur"

Tu ne te rappelles pas, 

Notre première rencontre

Quand la Terre n'était pas encore

Monde

Tu ne te souviens plus
 
De nos âmes entrelacées

Par le souffle du Début
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;strong&gt;A D., parce que &quot;on ne voit bien qu'avec le coeur&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Tu ne te rappelles pas, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre première rencontre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la Terre n'était pas encore&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Monde&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu ne te souviens plus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
De nos âmes entrelacées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le souffle du Début&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Tu as perdu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mémoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
De ce que nous sommes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
Vraiment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu ne sais pas pourquoi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes retrouvés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
Et pourtant...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu es là&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amoureuse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fille oublieuse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du sentier des étoiles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fille de la Kabylie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
Sois certaine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce qui nous lie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dessine ton amour&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la toile du temps&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
Le moment est venu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
Pour nos âmes sœur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De quitter l'exile&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
Et le poids de leurs peurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De revivre ensemble&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
Leur promesse première&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De bonheur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Produire et se produire</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/05/31/205-produire-et-se-produire" />
  <issued>2008-05-31T12:32:03+00:00</issued>
  <modified>2008-05-31T12:32:03+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/05/31/205-produire-et-se-produire</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Pensée Fr..agile</dc:subject>
  <summary>Produire comme un "se produire". Cette relation me semble aujourd'hui absolument essentielle à rappeler.
La désaffection du travail, qui touche de plus en plus les personnes, avec parfois des conséquences psychiques importantes, n'est pas à mon avis une désaffection au travail, mais une désaffection à l'emploi, à l'assujettissement non créatif. 
C'est ceci qui est vécu surtout comme alimentaire, comme expérience sociale nécessaire, comme survie, comme fatalité, mais sans lien direct avec ses propres en(vie)s et à l'utilité sociale. 
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Produire comme un &quot;se produire&quot;. Cette relation me semble aujourd'hui absolument essentielle à rappeler.&lt;br /&gt;
La désaffection du travail, qui touche de plus en plus les personnes, avec parfois des conséquences psychiques importantes, n'est pas à mon avis une désaffection au travail, mais une désaffection à l'emploi, à l'assujettissement non créatif.&lt;br /&gt; 
C'est ceci qui est vécu surtout comme alimentaire, comme expérience sociale nécessaire, comme survie, comme fatalité, mais sans lien direct avec ses propres en(vie)s et à l'utilité sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Or, le propre de l'être social est également de produire du &quot;soi&quot; par une production personnelle à laquelle il donne également un sens d'utilité pour le collectif.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Sans le sens du travail, celui-ci devient de plus en plus pénible, même s'il ne présente pas de conditions physiques difficiles pour son exercice. C'est la dichotomie entre le projet de vie et la production &quot;réelle&quot; qui rend le travail pénible, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains courageux (ou téméraires) &quot;plaquent tout&quot;.&lt;br /&gt;Ils prennent tous les risques pour être et se produire autrement. La plupart vivront juste un moment de mise à distance, une ou plusieurs années sabbatiques, d'autres réussiront le grand saut.&lt;br /&gt;
Ils s'investiront beaucoup sur un projet professionnel en cohérence avec leur projet de vie et leur valeur et créeront leur activité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Activité, pas emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est ce que différencie les personnes qui réussissent, part rapport à ceux qui retrouvent leur emploi (ou un proche) ?&lt;br /&gt;
Il est évident que beaucoup de facteurs sont extérieurs (l'opportunité, le marché, la qualité de l'accompagnement, le contexte familial..) mais d'autre sont liés à l'image que nous avons de nous-mêmes et de notre projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains d'entre nous sont capables d'incroyables dénis du réel au nom de la voiture à changer et de leurs habitudes à ne pas changer, d'autres pas.&lt;br /&gt;
Et vous, vous savez VRAIMENT pourquoi travaillez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>« Ça, une machine ne pourrait pas le faire ! »</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/04/24/222-ca-une-machine-ne-pourrait-pas-le-faire" />
  <issued>2008-04-24T23:34:01+00:00</issued>
  <modified>2008-04-24T23:34:01+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/04/24/222-ca-une-machine-ne-pourrait-pas-le-faire</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Une vie vulnérable</dc:subject>
  <summary>Jeudi 24 avril, à la Poste de rue de Rennes.. Une dame magnifie les machines à timbres. « C'est génial ces machines, ça évite de faire la queue ! - puis elle continue – « Il faudrait que l'on mette des machines partout ! »
« Ben non ! » - je dis - « C'est bien d'avoir des machines, mais c'est bien aussi d'avoir des personnes avec qui parler ! Déjà que l'on sait plus se parler entre nous, maintenant ! »
« Oui » – elle insiste – « mais c'est mieux de ne pas faire la queue (comme s'il n'y avait jamais de queue devant les automates !) et puis les guichetiers n'ont pas le temps de parler, ils nous répondent mal. »
Je réplique : « Bah, si les queues sont plus petites grâce aux automates, ils auront le temps pour mieux s'occuper des clients. Et de toute façon ou l'on réapprend à se parler ou on est mort ! »
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;strong&gt;Jeudi 24 avril, à la Poste de rue de Rennes.&lt;/strong&gt;. Une dame magnifie les machines à timbres. « C'est génial ces machines, ça évite de faire la queue ! - puis elle continue – « Il faudrait que l'on mette des machines partout ! »&lt;br /&gt;
« Ben non ! » - je dis - « C'est bien d'avoir des machines, mais c'est bien aussi d'avoir des personnes avec qui parler ! Déjà que l'on sait plus se parler entre nous, maintenant ! »&lt;br /&gt;
« Oui » – elle insiste – « mais c'est mieux de ne pas faire la queue &lt;em&gt;(comme s'il n'y avait jamais de queue devant les automates !)&lt;/em&gt; et puis les guichetiers n'ont pas le temps de parler, ils nous répondent mal. »&lt;br /&gt;
Je réplique : « Bah, si les queues sont plus petites grâce aux automates, ils auront le temps pour mieux s'occuper des clients. Et de toute façon ou l'on réapprend à se parler ou on est mort ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Finalement, la dame acquiesce, puis elle part. La conversation n'a pas échappée à la personne à l'accueil, qui me lance un « Félicitations, Monsieur ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je cherche un petit cadeau à faire à ma petite nièce (5 ans et demi), et je dis : « Vous ne vendez plus vos petits cadeaux en bois ? »&lt;br /&gt;
Il répond « Oui, regardez ! »&lt;br /&gt;
Effectivement, les objets avaient juste changé de place : stylos, crayons, boites à dents, figurines et tampon de bois aux prix très abordables. &lt;br /&gt;
Une discussion s'en suit suite à mes doute de fabrication. L'employé me rassure : non non, c'est une filiale de la Banque Postale qui fait fabriquer et achète. C'est fait en Chine, mais pas par des enfants !&lt;br /&gt;
Je décide de prendre le « Tampon Pinocchio »  à 2euros 25.&lt;br /&gt;
Je vais pour payer, mais là l'employé me dit : « Je vous l'offre ! »&lt;br /&gt;
Je suis surpris (c'est quand même la Poste, je ne m'attends pas à cette souplesse. « Vous pouvez le faire ? ».&lt;br /&gt;
Il répond : « Vous savez. Il y a des lignes comptables pour tout !  » Puis il me lance, visiblement fier :  &lt;strong&gt;« Ça, une machine ne pourrait pas le faire ! »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je lui serre la main et je repars, avec ce cadeau lié à la reconnaissance de la priorité des humains sur la machine et toujours plus convaincu que notre seule urgentissime urgence est celle de réhabiliter gentillesse et reconnaissance réciproque, cet &quot;après vous (Madame / Monsieur)&quot; si désuet et si essentiel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Mes voeux pour 2008</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/01/02/220-mes-voeux-pour-2008" />
  <issued>2008-01-02T19:35:26+00:00</issued>
  <modified>2008-01-02T19:35:26+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2008/01/02/220-mes-voeux-pour-2008</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Une vie vulnérable</dc:subject>
  <summary>Mes chers frères et soeurs d'humanité,

pour 2008, je nous souhaite de grandir en conscience et en humanité, de savoir faire la différence entre l'essentiel et l'accessoire, de résister aux sirènes...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;strong&gt;Mes chers frères et soeurs d'humanité,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pour 2008, je nous souhaite de grandir en conscience et en humanité, de savoir faire la différence entre l'essentiel et l'accessoire, de résister aux sirènes du chacun pour soi et à celles des logiques claniques et corporatistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je nous souhaite de grandir en attention et générosité, de ne pas laisser que méfiance et peur prennent le pas sur les valeurs de fraternité, jusqu'à faire de la gentillesse, la courtoisie, la bonne éducation, des attitudes au mieux dépassées, au pire suspectes.&lt;br /&gt;
Pour certains, des attitudes de «  maillon faible ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, on est riche non pas de tout ce que l'on a, mais de tout ce que l'on donne. &lt;br /&gt;
Puisse 2008 nous amener à cette découverte. Elle a le pouvoir de nous transformer, et de transformer le monde avec. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Paix et bonheur à vous.&lt;br /&gt;
Adrien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Lagardère vient à toi, mon bébé !</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/08/30/219-lagardere-vient-a-toi-mon-bebe" />
  <issued>2007-08-30T18:08:32+00:00</issued>
  <modified>2007-08-30T18:08:32+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/08/30/219-lagardere-vient-a-toi-mon-bebe</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Une vie vulnérable</dc:subject>
  <summary>Université d'éte du MEDEF, deuxième jour.

J'y suis en tant que bloggeur accrédité officiellement par le MEDEF (pour mon blog professionnel, Novantura).

La plénière "Le web, une règle du jeu mondiale" a réuni une belle brochette de néo-capitalistes trentenaires, issus de la monétarisation du web 2.0, des jeunes et vieux loups de la finance et des médias télévisuels, l'incontournable Microsoft et quelques fonctionnaires commentant les bibliothèques numériques  et le "règles du jeu" sur le net.
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Université d'éte du MEDEF, deuxième jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'y suis en tant que bloggeur accrédité officiellement par le MEDEF (pour mon blog professionnel, Novantura).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plénière &lt;strong&gt;&quot;Le web, une règle du jeu mondiale&quot;&lt;/strong&gt; a réuni une belle brochette de néo-capitalistes trentenaires, issus de la monétarisation du web 2.0, des jeunes et vieux loups de la finance et des médias télévisuels, l'incontournable Microsoft et quelques fonctionnaires commentant les bibliothèques numériques  et le &quot;règles du jeu&quot; sur le net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Mes collègues bloggeurs ont présenté déjà cette intéressante plénière dans sa &quot;blogalité&quot; (cherchez pas la dyslexie, c'est voulu).&lt;br /&gt;
Je vais donc me concentrer sur l'intervention de &lt;strong&gt;Didier Quillot, PDG de Lagardère Active&lt;/strong&gt;, dont les propos m'ont personnellement surpris et qui méritent à mon avis d'être compris dans une stratégie plus large, mise en place dans la conquête du web par les médias télévisuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Juste avant, par un autre intervenant, nous avions appris que les &quot;moins de 15 ans&quot; seraient capables d'utiliser 5,4 médias (ça veut dire quoi ?) différents en même temps (les enseignants vous expliqueront aussi que les mêmes gamins sont incapables de se concentrer sur un seul média à la fois, qu'ils oublient aussitôt ce qu'ils apprennent et que leur inattention pour le réel comprends également l'inattention aux autres. Mais bien sûr on était pas pour parler de cela).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai écouté, en frissonnant, la stratégie de captation des enfants de Lagardère Active, esprimée ainsi par M. Quillot :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;&lt;strong&gt;Nous visons la génération Internet, les jeunes de moins de 15 ans faisant du multitasking.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On bouge les lignes : Internet change le modèle. Internet change, bouscule et rend tout plus rapide.&lt;br /&gt;
Il faut intégrer de ce que j'appelle le « jeu de jambes » des enfants du web et les marier avec nous, les faire travailler avec nous ensemble pour l'intérêt de notre groupe.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Après le cerveau disponible à louer à Coca Cola, voilà le &quot;Jeu de jambes&quot; (plutôt de doigts agiles sur consoles et mobiles) rendu disponible pour Lagardère.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Canal J, appartenant au groupe Lagardère, nous a récemment rappelé, par sa dernière campagne publicitaire, que l'ère des parents était finie et que la télé était meilleure qu'eux (les parents) pour s'occuper des bambins. Laissez donc faire les professionnels du divertissement télévisuels !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous savons maintenant que le groupe a une stratégie de captation intégrée de la jeunesse.&lt;br /&gt;
De quoi donner raison au philosophe &lt;strong&gt;Bernard Stiegler&lt;/strong&gt; et aux thèses exposées dans son livre &quot;La télécratie  contre la démocratie&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne suis pas contre la télévision, ni le web, bien au contraire, mais j'avoue que, quand l'on émet aucune réserve éthique par rapport à une stratégie touchant les jeunes consommateurs, j'ai peur.&lt;br /&gt;
J'ai fait un rêve : que ce que l'on appelle les industries de programme se rapprochent plus des institutions de programme, l'école en tête, pour que la génération du multitasking ne soit pas seulement (de plus en plus) la génération du &quot;Happy slapping&quot; (dont les vidéo finissent systématiquement sur YouTube et Dailymotion).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commerce et éthique peuvent aller ensemble ? Assurément !&lt;br /&gt;
L'entreprise peut avoir confiance en ses salariés et réciproquement ? Bien sûr !&lt;br /&gt;
L'appât du gain à court terme peut détruire la socialité  en valorisant la pulsion au détriment de la construction de l'être ? &lt;br /&gt;
Certainement, et le web, ses application sur les mobiles, sont un terrain de jeu où des arbitres sont assurément nécessaires, pour que le jeu ne soit pas à terme suicidaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A suivre...de près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Honneur à l'abbé Pierre</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/01/22/216-honneur-a-labbe-pierre" />
  <issued>2007-01-22T10:52:37+00:00</issued>
  <modified>2007-01-22T10:52:37+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/01/22/216-honneur-a-labbe-pierre</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Honneur aux rexistants</dc:subject>
  <summary>Un combattant vient de nous quitter.

Un combattant comme il y en a peu, vrai résistant et vrai homme de parole et d'action. De bonté surtout.
De cette charité qui voit en tout homme, le semblable, le frère. Qui impose à tous un travail sans relâche pour ne pas voler à l'autre sa dignité, en le laissant dans la misère et dans le froid.

Rappelons-nous les mots forts et simples lancés le 1 février 1954 :
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;strong&gt;Un combattant vient de nous quitter.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un combattant comme il y en a peu, vrai résistant et vrai homme de parole et d'action. De bonté surtout.&lt;br /&gt;
De cette charité qui voit en tout homme, le semblable, le frère. Qui impose à tous un travail sans relâche pour ne pas voler à l'autre sa dignité, en le laissant dans la misère et dans le froid.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelons-nous les mots forts et simples lancés le 1 février 1954 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre CENTRE FRATERNEL DE DEPANNAGE, ces simples mots : &quot; TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS, ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T'AIME &quot;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
Notre aridité de coeur fait que ces mots peuvent encore résonner en nous, être encore d'actualité, plus de 50 ans après, dans un pays riche comme la France. Le chemin de l'attention fraternelle et de la bonté est long. Le combat continue (à l'intérieur de nous mêmes, comme à l'extérieur).&lt;br /&gt;
Pleins de choses à faire ensemble, nous les vulnérables et (pourtant) rexistants.&lt;br /&gt;
La solidarité, on en a tous besoin ! La preuve ci dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/794SpXx9sEbiE13lL&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/794SpXx9sEbiE13lL&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;334&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;div /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&quot;Malgré toutes les atrocités, malgré la souffrance de tant d'hommes et de femmes (…), oui, je crois que l'Eternel est Amour quand même, que nous sommes aimés quand même et que nous sommes libres quand même.&quot;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
Honneur à l'abbé Pierre !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Honneur à Hrant Dink</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/01/21/215-honneur-a-hrant-dink" />
  <issued>2007-01-21T12:35:03+00:00</issued>
  <modified>2007-01-21T12:35:03+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/01/21/215-honneur-a-hrant-dink</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Honneur aux rexistants</dc:subject>
  <summary>"Il y a quelques années, je voulais devenir journaliste. Maintenant que je vieilli je voudrais un métier moins risqueux, je m'engage dans les commandos !"

Voilà ! Encore un qui part, victime ici non pas d'un pouvoir politique et de ses redoutables services secrets, mais d'un très jeune exalté surement manipulé.

Citoyen turc, chrétien arménien, farouchement opposé à l'instrumentalisation de "génocide arménien" par l'Occident, ce démocrate et humaniste avait déclaré un jour :
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;Il y a quelques années, je voulais devenir journaliste. Maintenant que je vieilli je voudrais un métier moins risqueux, je m'engage dans les commandos !&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà ! Encore un qui part, victime ici non pas d'un pouvoir politique et de ses redoutables services secrets, mais d'un très jeune exalté surement manipulé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citoyen turc, chrétien arménien, farouchement opposé à l'instrumentalisation de &quot;génocide arménien&quot; par l'Occident, ce démocrate et humaniste avait déclaré un jour :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&quot;En effet on ne peut que constater la communauté d’esprit entre les projets turc et français visant à limiter la liberté d’expression. Si cette loi [NDLR : française] passe, j’irai moi-même en France et j’y déclarerai publiquement qu’il n’y a pas eu de génocide arménien&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paroles et positions d'équilibre, de réflexion, sont toujours les plus difficiles à tenir, face aux extrêmes.&lt;br /&gt;
L'accusation est rapide : ne pas avoir une position précise, être un lâche, voir un traître à ses origines. Les conséquences sont souvent rapides également : se mettre tous les démagogues du monde à dos, et attirer les ires des fanatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et les fanatiques, parfois ça tue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Honneur à Hrant Dink !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Regardez ici l'interview donnée par Hrant Dink à Frédéric Mitterand pour TV5 le 18 septembre 2005, dont vous pouvez trouver la transcription &lt;a href=&quot;http://www.japel.org/hrant_dink.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;par là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/3iU5J3AfGr8Mj6MfJ&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/3iU5J3AfGr8Mj6MfJ&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;334&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Dans la nuit la plus noire</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/01/18/214-dans-la-nuit-la-plus-noire" />
  <issued>2007-01-18T22:12:44+00:00</issued>
  <modified>2007-01-18T22:12:44+00:00</modified>
  <id>http://www.unvulnerable.net/blog/index.php/2007/01/18/214-dans-la-nuit-la-plus-noire</id>
  <author><name>Un vulnérable</name></author>
  <dc:subject>Poésies en vers (et contre tout)</dc:subject>
  <summary>Hommage aux Justes parmi les Nations

Dans la nuit la plus noire

des lumières discrètes

ont conduit mes pas

sans valise sans papa
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hommage aux Justes parmi les Nations&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nuit la plus noire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
des lumières discrètes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ont conduit mes pas&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
sans valise sans papa&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Moi perdu retrouvé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
accueilli caché&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; 
le village tout entier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme famille&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi tout petit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
moi sans étoile jaune&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
moi caché sous un puit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
moi qui crains le bruit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi que les mois passent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
moi qu'on nous entasse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
moi qui attends mes rêves&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
d'être sans entraves&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qui sont ces hommes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et ces femmes inconnus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
qui protègent mon enfance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et qui me prennent la main&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Justes, de simple justice&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
justes de fraternité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
justes, par la main qui se tend&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
justes pour faire ce qu'il faut, dans un monde en braise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quand les autres se taisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</content>
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